mardi 17 septembre 2013

Enseignement supérieur : comment choisir son école

Enseignement supérieur : comment choisir son école

Pour éviter les mauvais choix, mieux vaut s'y prendre assez tôt.
Il n'existe ni classement des écoles ni cotation des diplômes. Une enquête personnelle est toujours nécessaire.
Programme pédagogique, taux d'insertion professionnelle, qualité des locaux, équipement, taux d'encadrement... Des critères à étudier avec attention.




Que faire après le baccalauréat ? Très souvent, beaucoup d’élèves ne se posent cette question qu’après avoir connu les résultats des examens ou, à tout le moins, quelques jours seulement avant. Une fois le bac en poche, commence alors une course contre la montre pour être sûr que la filière choisie est la bonne et surtout pour trouver l’école qui peut permettre d’ouvrir sans grandes difficultés les portes de l’entreprise. 


Parfois, certains font leur choix sans même prendre le temps de savoir  s’il existe de réels débouchés. Pour toute explication, on a souvent des réponses du genre : «il paraît que les informaticiens ont la côte. C’est un métier d’avenir», «il semble que la finance offre pas mal de débouchés» ou encore  «je ne sais quoi faire» ; «je n’ai pas su me faire conseiller au départ» .


En effet, on oublie que le choix d’une spécialisation commence très tôt ou, tout au moins, dès la cinquième année du secondaire ou la seconde, pour ceux qui suivent la filière française. C’est précisément à cette époque que l’on commence à mieux définir ses choix en fonction des dispositions ou de l’intérêt que l’on a pour telle ou telle discipline.


Les anciens élèves, une bonne source d’informations
Il est évident qu’en s’y prenant à temps, on minimise les risques des choix hasardeux, une fois la clé d’accès à l’enseignement supérieur obtenue. Par conséquent, on évite la frustration de devoir suivre des études non désirées voire les retards découlant d’un changement de filière.
Toujours est-il que le fait de trouver l’établissement idéal, en particulier pour ceux qui n’ont pas pu réussir à intégrer les grandes écoles publiques ou étrangères, n’est pas une sinécure. L’équation est d’autant plus compliquée que la liste des écoles est longue. Toutes spécialités confondues, il faut compter, sur toute l’étendue du territoire, pas moins d’une centaine d’écoles privées qui proposent des filières Bac + 4  et 5. Cette équation est encore rendue plus complexe par le fait qu’il n’y a aujourd’hui aucun classement, ou cotation des diplômes, réalisé  par une entité qu’elle soit indépendante ou publique. Néanmoins, on peut se baser sur un certain nombre de critères tant pour le public que pour le privé. 

L’image ne reflète pas toujours un enseignement de qualité
D’autres éléments de comparaison entrent en ligne de compte, en particulier la qualité de vie. En d’autres termes, «l’infrastructure, l’emplacement, l’ambiance, les activités parascolaires jouent un rôle important dans la formation des étudiants», fait remarquer Jamal Eddine Tebaa, DG de l’Ecole supérieure de gestion (ESG). 
S’ils ne garantissent pas la qualité des études, ils peuvent au moins refléter des gages de sérieux. Que dire, en effet, d’une école installée dans des appartements dans un immeuble sans ascenseur situé sur une petite ruelle mal éclairée ? D’où l’intérêt de ne pas se contenter des luxueuses plaquettes distribuées pendant les différents salons organisés pendant cette période de fin d’année scolaire. Il ne faut donc pas hésiter, quand l’école n’organise pas de journées portes ouvertes, à se rendre sur place pour jauger les capacités matérielles (qualité des locaux, équipement en ordinateurs et autres, disponibilité de la bibliothèque...) et, très important, s’assurer qu’elle s’implique sérieusement dans la recherche de stage de fin d’année dans des entreprises où l’encadrement est assuré.
Dernier point : il faut surtout être très vigilant parce que l’image que reflète une école peut être trompeuse. Il arrive que des écoles très performantes par le passé  voient la qualité de leur enseignement se dégrader suite à un changement de management.

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